Le Jail Hostel propose au voyageur de passer un séjour dans les anciennes geôles de la ville d'Ottawa. Des cellules réaménagées aux couloirs hantés, tout y est fait pour recréer les heures sombres de l'histoire du bâtiment.

Fermée en 1972 pour traitement inhumain sur les détenus, les Geôles de Nicholas Street ont su garder leur cachet sordide. Une fois racheté par le groupe Hostelling International, le bâtiment a été réhabilité et les lieux laissés volontairement semblables à ce qu'ils étaient.
Construite en 1862, la prison accueillait 150 détenus (de
l'assassin féroce au simple dépressif, mais aussi femmes et enfants) dans 90 cellules de 1 à 2 mètres sur 3. Certains murs ont été abattus et les cellules réaménagées en dortoirs.
Le dernier étage qui abrite le « couloir de la mort » a été conservé à l'identique. On peut ainsi visiter les cellules des condamnés ou connaître leur dernier repas. Mais le clou reste la pièce de mise à mort où pend toujours la corde au-dessus d'une trappe s'ouvrant sur la cour intérieure.
Vous avez dit fantôme ?
De terribles anecdotes circulent encore quant au sort
des prisonniers. Les murs de la cour auraient été grattés par certains détenus qui auraient tenté de l'escalader. Il en va de même pour le sol de la cellule d'isolement où les traces d'ongles
sont encore visibles. Il paraîtrait même que dix à cent personnes seraient enterrées sous les fondations.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la prison est l'attraction phare des tours organisés des édifices hantés d'Ottawa. Les esprits frappeurs séviraient encore de nos jours. Des touristes qui saignent du nez en même temps, des coups dans les matelas ou la simple sensation d'une présence qui vous observe ou vous frôle, autant de témoignages qui attirent les curieux.
La balade nocturne dans l'auberge reste une expérience saisissante. Les « cellules » ayant un plafond en voûte, le moindre bruit se répercute dans tout le couloir. Les lourdes portes en bois massif ou l'escalier central aux marches trouées (de manière à identifier les détenus par leurs chaussures) et aux grillages anti-suicides mettent une touche finale à une ambiance à vous glacer le sang.



L'équipe est plus qu'une simple institution sportive,
c'est un vrai mode vie. Pour mieux s'en rendre compte, le sous-sol de la patinoire se transforme en musée. Cent deux ans d'histoire des « Habitants », surnommés ainsi en l'honneur des
premiers paysans français qui s'installèrent sur les rives du Saint-Laurent et fondèrent la province du Québec.
La visite entraîne le supporter dans le temps, au fil
des saisons victorieuses. Une réplique à l'identique d'un wagon des années 50, montre comment on s'occupait pendant des voyages qui pouvaient durer jusqu'à 18 heures du temps des déplacements en
train. Incursion aussi dans le vestiaire des joueurs où les maillots des légendes de toutes les époques sont alignés. Une quantité de modules interactifs plutôt convaincants permettent de voir et
de revoir les buts de son hockeyeur préféré.
On découvre que pendant de nombreuses années le port
du casque sur la glace n'était pas obligatoire pour les joueurs de champs. Ce qui donnait lieu à des bagarres spectaculaires durant lesquelles plus d'une dent se sont retrouvées sur la glace.
